Escalade et efforts aérobie

Ce chapitre est destiné à un public habitué à entendre parler de VMA et VO2max...

 

PRUDENCE ! C'est l'un des tous derniers chapitre, et on y trouve une petite part de subjectivité...Il a pour simple but de vous questionner !

 

Rappel :

 

C'est par la voie aérobie qu'on élimine le lactate. D'autre part, pour améliorer son VO2 max, il faut travailler à VMA. Pourquoi ? Si on est trop en-dessous de VMA, on s'approche d'un séance de récupération. Si on est trop au-dessus, on produit du lactate, et on s'éloigne de l'objectif de travail en aérobie.

Si on étudie les nombreuses études des athlètes, si on regarde ce qui est fait en escalade, on peut noter un énorme paradoxe. Les uns nous expliquent qu'il existe des méthodes complexes et des seuils à atteindre pour augmenter son VO2max : travail à VMA brute, ou VMA pondérée selon la forme ; ils nous expliquent les différences entre travail intermittent et fractionné, entre capacité et puissance.
Et les autres, les entraîneurs, les grimpeurs, que font-il ? Ils reproduisent des efforts fractionnés sur le mur, en prétendant travailler la filière aérobie. En réalité (si on accepte la définition qui suit), nous travaillons sur le mur notre « continuité », mais surtout pas l'amélioration de nos capacités de type aérobie.

 

Problème 1 : La continuité, c'est quoi ?

La continuité, est-ce une forme d'escalade qui ne produit aucun lactate ?
La continuité, est-ce une forme de récupération entre deux portions de type résistance ?
La continuité, est-ce l'optimisation des positions de repos ?

 

Problème 2, qui répond au problème 1 :

Si les athlètes déterminent des méthodes de travail, des seuils physiologiques, comment peut-on, en escalade, savoir si on grimpe à 70%, 80%, 120% de notre VMA ? Comment peut-on déterminer une intensité de travail, sachant que deux 7a seront totalement différents (dalle, dévers etc.) ?


La continuité en escalade c'est la capacité qu'à le grimpeur à enchaîner plusieurs sections avec production de lactates, et donc à récupérer entre ces portions. Mais en aucun cas elle ne permet de travailler en aérobie de manière fiable.

Si un grimpeur veut récupérer, s'il veut améliorer son potentiel aérobie, il doit pratiquer des sports aérobies ! L'effet ne sera certainement pas flagrant au niveau local (fléchisseurs des doigts), mais de petites séances bien placées auront un intérêt pour la récupération générale, ou pour supporter les charges d'entraînement.

 

Sans rentrer dans une préparation de type aérobie qui n'aurait pas forcément sa place dans un tel guide, sachez que les efforts d'endurance (à condition qu'ils ne soient pas trop intenses) ont des effets très positifs sur les grimpeurs.

 

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